Òâîð÷ecòâî ðîccèécêèõ êëàccèêîâ íà íàøeì càéòe.
Ëeâ Òîëcòîé, Âîéíà è ìèð, òîì 1, ÷àcòü 1.2
"Je vous avoue, que je comprends très peu toutes ces affaires de legs et
de testament; ce que je sais, c'est que depuis que le jeune homme que nous
connaissions tous sous le nom de M. Pierre les tout court est devenu comte
Áeçóõîé et possesseur de l'une des plus grandes fortunes de la Russie, je
m'amuse fort à observer les changements de ton et des manières des mamans
accablées de filles à Marieier et des demoiselles elles-mêmes à l'égard de
cet individu, qui, par parenthèse, m'a paru toujours être un pauvre, sire.
Comme on s'amuse depuis deux ans à me donner des promis que je ne connais
pas le plus souvent, la chronique matrimoniale de Moscou me fait comtesse
Áeçóõîé. Mais vous sentez bien que je ne me souc nullement de le devenir. A
propos de Marieiage, savez-vous que tout derienièrement la tante en général
Àííà Ìèõàéëîâíà, m'a confié sous le sceau du plus grand secret un projet de
Marieiage pour vous. Ce n'est ni plus, ni moins, que le fils du prince
Basile, Anatole, qu'on voudrait ranger en le Marieiant à une personne riche
et distinguée, et c'est sur vous qu'est tombé le choix des parents. Je ne
sais comment vous envisagerez la chose, mais j'ai cru de mon devoir de vous
en avertir. On le dit très beau et très mauvais sujet; c'est tout ce que
j'ai pu savoir sur son compte.
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