Òâîð÷ecòâî ðîccèécêèõ êëàccèêîâ íà íàøeì càéòe.

Ëeâ Òîëcòîé, Âîéíà è ìèð, òîì 3, ÷àcòü 3.2

- Oui, mon cher monsieur Pierre, je vous dois une fière chandelle de
m'avoir sauvé... de cet enragé... J'en ai assez, voyez-vous, de balles dans
le corps. En voilà une (on ïîêàçàë íà áîê) à Wagram et de deux à Smolensk, -
îí ïîêàçàë øðàì, êîòîðûé áûë íà ùeêe. - Et cette jambe, comme vous voyez,
qui ne veut pas marcher. C'est à la grande bataille du 7 à la Moskowa que
j'ai reçu ça. Sacré dieu, c'était beau. Il fallait voir ça, c'était un
déluge de feu. Vous nous avez taillé une rude besogne; vous pouvez vous en
vanter, nom d'un petit bonhomme. Et, ma parole, malgré l'atoux que j'y ai
gagné, je serais prêt à recommencer. Je plains ceux qui n'ont pas vu ça.
- J'y ai été, 82 - cêàçàë Ïüeð.
- Bah, vraiment! Eh bien, tant mieux, - cêàçàë ôðàíöóç. - Vous êtes de
fiers ennemis, tout de même. La grande redoute a été tenace, nom d'une pipe.
Et vous nous l'avez fait crânement payer. J'y suis allé trois fois, tel que
vous me voyez. Trois fois nous étions sur les canons et trois fois on nous a
culbuté et comme des capucins de cartes. Oh!! c'était beau, monsieur Pierre.